Sensibilisation

La sensibilisation :

Au cours de cette année, l’agente de développement a visité différents lieux afin de sensibiliser ses différents interlocuteurs au niveau de la déficience visuelle. Au cours de ces visites, elle a mis l’emphase sur l’importance du contact sonore pour les personnes aux prises d’un handicap visuel.
Un texte a été rédigé à cet effet  et ce message a été véhiculé au sein de la population :

« Les handicapés visuels ont besoin d’un contact sonore ! »
Les personnes déficientes visuelles s’orientent avec les bruits ambiants et la voix de leur interlocuteur de la même façon que les individus dotés d’une vision normale s’orientent à l’aide de repères visuels. Les personnes ayant une incapacité visuelle arrivent à se représenter l’environnement dans lequel elles se trouvent à l’aide du toucher et de l’écholocalisation (se localiser à l’aide de la provenance du son environnant).

Les gens peuvent faire une différence dans la vie des handicapés visuels en visant leur inclusion dans la société. Pour ce faire, chacun peut s’adresser à la personne déficiente visuelle en la saluant pour lui permettre de s’orienter avec la voix. Si vous rencontrez une personne déficiente visuelle dans des lieux publics, que ce soit sur la rue, dans les transports en commun, dans les restaurants ou les magasins, n’hésitez pas à aller vers elle pour lui porter assistance ou simplement lui indiquer votre présence par une salutation.

Les personnes ayant une incapacité visuelle pratiquent les mêmes loisirs et activités que les personnes de la population générale, il suffit d’y apporter une légère adaptation. »

En effet, il reste encore très méconnu que les personnes ayant un handicap visuel peuvent être aussi autonomes que toute autre personne au quotidien. Elles peuvent travailler, faire leurs courses, faire leur ménage quotidien, leurs repas, se déplacer de façon autonome dans la ville à l’aide des transports en commun… Bien sûr certaines adaptations ou explorations préalables peuvent être nécessaires au bon déroulement des toutes ces activités, mais il ne faut pas douter des capacités du malvoyant à être autonome et à accomplir sa routine quotidienne. L’association promeut haut et fort ce message au sein de la société afin de mettre un terme à la mésinformation et aux préjugés.

Bien percevoir le handicap visuel

La professeure adjointe à l’École d’optométriste de l’Université de Montréal Anne Jarry décrit et décortique comment la déficience visuelle est perçue auprès du grand public dans notre société d’aujourd’hui. Pour écouter le témoignage, cliquez ici:

http://canalm.vuesetvoix.com/cest-bon-pour-la-sante-bien-percevoir-le-handicap-visuel/

Le braille

Le Braille, système de lecture et d’écriture pour les aveugles constitué de points en relief, porte le nom de son inventeur, Louis Braille. Pour en savoir davantage, visitez le lien suivant :
http://www.inlb.qc.ca/grand-public/le-braille/le-systeme-lalphabet-et-le-code-braille-uniformise

Comment aider une personne avec une incapacité visuelle?

Voici une étiquette adéquate pour vous aider lorsque vous rencontrerez une personne handicapée de la vue. Découvrez comment agir en leur présence en cliquant ici
http://www.guidedogs.com/site/DocServer/Etiquette_FRENCH.pdf

Devant un chien-guide, quoi faire?

Plusieurs personnes aveugles utilisent un chien-guide pour leurs déplacements. Au Québec, c’est la Fondation Mira qui entraîne les chiens- guides.

Découvrez comment aborder un chien-guide et son maître ci-dessous :

http://marguerite.aroles66.free.fr/chiendaveugle.pps (utilisateur de souris)

http://clairvoyants17.fr/index.php/des-conseils-a-l-entourage/chien-d-aveugle

L’importance des mots

Il y a quelques décennies, on pouvait lire dans une publication sérieuse des expressions comme « un invalide » ou « un déficient ». Aujourd’hui, on préfère parler « d’une personne handicapée ». Question de mode, croyez-vous? Pas du tout. En fait, le vocabulaire que nous employons reflète généralement notre compréhension ou notre appréciation du monde qui nous entoure.

Il n’y a pas si longtemps, la personne handicapée n’était pas vraiment considérée comme une personne à part entière. On identifiait la personne uniquement à sa déficience (un déficient), voire aux préjugés de la société à son endroit (on pense qu’il ne peut rien faire, alors on dit que c’est un invalide). Heureusement, les mentalités évoluent; et ainsi va le vocabulaire. Aujourd’hui, lorsque l’on parle d’une personne handicapée, on considère d’abord la personne qu’elle est avant de nommer sa déficience ou son incapacité. C’est pourquoi on dira « une personne handicapée » plutôt qu’« un handicapé ».

Si l’on veut une société plus inclusive, il faut éviter les expressions désuètes et péjoratives, car elles transmettent des préjugés.

À bien y penser

Il n’est pas toujours nécessaire de nommer l’incapacité d’une personne. Après tout, ce n’est qu’une de ses caractéristiques. La personne est aussi une femme ou un homme, qui porte les cheveux longs ou courts, d’une origine ethnique ou d’une autre, etc. On ne devrait spécifier la déficience ou l’incapacité que si l’on veut en parler spécifiquement et non pour qualifier une personne.

Une personne aveugle… vraiment?

Pour ne pas ouvrir la porte aux préjugés, il importe aussi de tenir des propos exacts. Si je dis d’une personne qu’elle est aveugle, l’est–elle réellement? La plupart des gens qui ont une incapacité visuelle ne sont pas totalement aveugles. Ils ont ce que l’on appelle un « résidu visuel » plus ou moins grand. Les gens qui ne sont pas sensibilisés à cette réalité peuvent porter des préjugés et ainsi nuire à la participation sociale des personnes handicapées. Observez :

À l’épicerie, un homme marche avec une canne blanche. Il s’arrête, prend une conserve de petits pois et l’approche de ses yeux. Un client remarquant la scène s’exclame, offusqué : « Eh! Ça n’a pas de bon sens de se faire passer pour un aveugle de même! »

En fait, l’homme a réellement besoin d’une canne blanche pour s’orienter et se déplacer, mais son résidu visuel lui permet de percevoir une image lorsque celle–ci est très près de ses yeux. On ne connaît pas toujours la condition précise de la personne dont on parle. Pour éviter de propager ce type de préjugés, dans le cas d’une personne possiblement aveugle, on peut tout simplement dire qu’elle a une incapacité visuelle, sans en préciser la nature.

Les préjugés peuvent avoir des impacts sérieux, voire mener à la discrimination. L’importance d’éviter de propager des préjugés, de sensibiliser la population et de former le personnel en contact avec le public. Le choix d’un vocabulaire précis, respectueux de la personne et positif contribue à dépeindre la situation telle quelle est, ce qui favorise la compréhension et réduit les préjugés. C’est un pas vers une société plus inclusive.

Article tiré de l’Express-O Volume 9, numéro 5 – 17 septembre 2015 du Cyberbulletin de l’Office des personnes handicapées du Québec. Article modifié excluant les images. Visitez le site de l’OPHQ pour la publication complète.